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Christophe Colomb en décembre 1492 aborda une île qu'il baptisa Hispaniola. Au second voyage, en 1493, il établit la première colonie espagnole des Amériques sur la cote nord de l'île. Son frère Bartolomé resta pour gouverner mais, plus tard, décida de deplacer la capitale vers le sud, là ou se trouve actuellement Santo Domingo. En tant que premier quartier général de l'empire espagnol du nouveau monde, Santo Domingo devint florissante. Ce fut la première ville de Nouvelle Espagne à construire une cathédrale et créer une université.
Les indigènes d'Hispaniola étaient des Taïnos descendant des Arawaks, vivant principalement de la culture et de la pêche. Ils furent exterminés par leur exploitation par les colons espagnols. Plus tard des esclaves noirs furent importés pour remplacer
les Taïnos. Les espagnols émigraient d’Hispaniola vers l’Amérique du Sud, et, pour environ un siècle, l'île fut peu abondamment peuplée. En 1697, par la paix de Ryswick,
la partie d’Hispaniola qui avait été occupée par des aventuriers français fut formellement cédée a la France et désignée alors par le nom de Saint-Domingue. C'est maintenant Haïti. La partie espagnole restante, ce qui est maintenant la
République Dominicaine, fut appelée Santo Domingo.
Changement de souveraineté : Les
Français, dans leur partie de l'île, développèrent une économie florissante
de plantation et un commerce actif, alors que la
partie espagnole dépérissait, délaissée par les commerçants et sans intérêt pour
les organismes administratifs. Très peuplée dans sa partie occidentale,
la grande partie orientale resta dépeuplée.
l'Espagne, finalement, céda Santo Domingo a la France en 1795.
Pendant les années qui suivirent, le pays soumis aux convulsions d’Haïti, état voisin naissant, fut disputé par les français, les espagnols et les anglais, la nouvelle race métisse locale et les
noirs. Quand Haïti évinça les Français en
1804, Santo Domingo resta sous le fief français pendant
encore cinq années. Puis les Français furent expulsés et
la tutelle espagnole reprit ses droits. Après 1814,
cependant, l'administration Espagnole devint de plus en plus
tyrannique, et en 1821 le peuple dominicain se
révolta, proclamant l’indépendance. Elle fut de courte
durée, le Président haïtien ,b>Jean Pierre Boyer, l'année
suivante, amenant ses troupes et annexant Santo Domingo a
Haïti, l'île entière passa ainsi sous le contrôle haïtien.
Boyer fut renversé par une révolution en 1843.
Un an après, Santo Domingo déclara son indépendance,
formant la République Dominicaine.
Une période de différends : Le
premier président fut Pedro Santana, pendant trois mandats
entre 1844 et 1861. Son administration et les suivantes ont
été caractérisées par un malaise populaire et des guerres fréquentes à la frontière contestée avec Haïti. Les différends internes
étaient clairement perceptibles entre deux groupes politiques
ayant pris racine dans la république : Une faction préconisait le retour à la souveraineté espagnole tandis que l'autre une annexion
par les Etats-Unis.
Pendant une brève période de 1861 à
1863 le pays, mené par l'ancien Président Santana, revint à
la souveraineté espagnole, mais une révolte populaire de 1863 a 1864 l’obligea à prendre une position diamétralement opposée et à demander l'interposition militaire des Etats-Unis, forçant le gouvernement espagnol à retirer ses forces et à annuler
l'annexion. La deuxième République Dominicaine fut proclamée en février 1865. L'agitation politique continua cependant pour le reste du 19ème siècle.
En raison de l'endettement dominicain avec un certain nombre
de nations européennes, dont certaines menaçaient d’intervention,
le gouvernement dominicain signa un traité 50 ans avec les
Etats-Unis en 1906, donnant à celui-ci l'administration et le
contrôle de ses douanes. Dans le traité, les
Etats-Unis s’engagèrent à prendre en charge les obligations financières
étrangères du gouvernement dominicain. Les désordres internes
pendant la décennie suivante aboutirent finalement à
l'établissement d'un gouvernement militaire par les forces armées des ETATS-UNIS, qui occupèrent le pays à partir du 29 novembre 1916. La direction
du pays devait cependant revenir graduellement au
peuple, et effectivement, en mars 1924 un gouvernement constitutionnel en assuma
la direction. Cette même année s’acheva l’occupation américaine.
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L'Ère Trujillo : Le
développement politique exceptionnel de la période suivante fut celui de
la dictature établie par le Général Rafaël Leonidas Trujillo
Molina. Élu à la présidence en 1930, Trujillo par la force
élimina toute opposition, acquérant de ce fait le contrôle
absolu de la nation. Pendant les 31 années à venir, bien
que n'occupant personnellement la présidence que pendant la moitié
(de 1930 à 1938 et de 1943 à 1952),
Trujillo instaura une dictature des plus dures du
monde. Avec les militaires comme base de sa puissance, lui et sa
famille ont dirigé pratiquement chaque aspect de la vie de la nation,
des tribunaux jusqu'à la plus petite bureaucratie. L’économie nationale, considérablement augmentée et modernisée, était de fait une entreprise personnelle du dictateur,
et le processus politique était totalement dominé par sa junte. Soutenu d'abord près les Etats-Unis, Trujillo utilisa cet appui à son propre avantage en étayant sa puissance.
Après la deuxième guerre mondiale en 1945, le mécontentement et la critique se répandit, après un règne de terreur et d’auto propagande.
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Pendant la montée du despotisme de Trujillo,
cependant, des progrès matériels considérables ont été accompli.
Beaucoup de nouveaux hôpitaux et projets de logement ont été
réalisés, un plan de retraite, une politique de santé publique et des ports. Un conflit de frontière avec le voisin Haïti
surgissant de nouveau en 1844, a été réglé en 1935, et en 1941 le
gouvernement des ETATS-UNIS termina l'administration des douanes
dominicaines. En décembre 1941, peu de temps après la déclaration d’entrée en guerre
par les Etats-Unis, la République
Dominicaine déclara la guerre au Japon, a
l'Allemagne, et a l'Italie.
La République Dominicaine put alors entrer aux Nations Unies. En 1948 le pays devint
également un membre de l'organisation des états américains (OAS), qui, les années suivantes condamnèrent fréquemment le régime de Trujillo pour interférence dans les
affaires internes des pays voisins et "des violations courantes et flagrantes des droits de l'homme". Les critiques de l'OAS aboutirent en
1960 a une résolution réclamant la fin des relations
diplomatiques avec la République Dominicaine que les
Etats-Unis suivirent peu après. Ces pressions externes
accrurent la résistance interne au régime.
L'ère de Trujillo se termina avec l'assassinat du dictateur le 26 mai 1961 organisé par les ETATS-UNIS.
La démocratie reconstituée et renversée : Après l'assassinat, l'agitation s’amplifiât contre la
domination politique et continuelle de la famille Trujillo. De nombreux
exilés commencèrent à revenir à la maison et les parties
politiques furent rétablis. En octobre 1961 les deux
frères du défunt dictateur partirent du pays, mais ils
revinrent en novembre, avec l'intention apparente de reprendre la
direction du gouvernement. Le Président Joaquin Balaguer, qui
avait assumé la présidence comme marionnette de Trujillo en 1960,
réagit à la menace en assumant la commande des forces armées.
Pour démontrer son appui a Balaguer, les Etats-Unis postèrent
des vaisseaux de guerre et des avions le long de la côte dominicaine. Cette démonstration de force entraîna rapidement tous les membres de
la famille de Trujillo a partir du pays.
Les groupes d'opposition,
cependant, se réunirent contre Balaguer. Après une
série de grèves et de démonstrations, lui et ses adversaires
convinrent d’un plan qui maintiendrait sa présidence
jusqu'à ce que les sanctions imposées par l'OAS depuis 1960 soient révoquées. Les sanctions Celles ci furent retirées en janvier 1962, et
peu après Rafaël Bonnelly, un adversaire de Balaguer, fut désigné président jusqu'à ce que des élections aient lieue.
En décembre 1962 la République Dominicaine eut sa première élection libre depuis presque quatre décennies. Juan Bosch, un exilé, la gagna avec une grande avance
Et devint président le 27 février 1963. Presque
immédiatement, l'opposition à son régime commença à se
développer. Bosch fut considéré comme trop
tolérant avec le régime Castriste et les groupes communistes,
et le milieu des affaires se sentit menacé par les changements de la
politique économique du pays. Le 25 Septembre Bosch fut
déposé par un coup d’état des militaires et une junte civile de trois personnes fut mise en place.
Pour indiquer sa désapprobation, les Etats-Unis refusèrent la reconnaissance du nouveau régime jusqu’au élections promises en 1965.
Les ETATS-UNIS interviennent :
Tout au long de 1964 l’agitation gagna le pays, se manifestant par des grèves, sabotages et des conflits internes dans la junte. Le 24 avril 1965, un groupe se rebella
contre le gouvernement avec le but avoué de reconduire Bosch a la présidence. Les éléments de l'Armée de l'Air et de la marine s’opposèrent aux insurgés, et Santo Domingo devint le théâtre d’un champs de bataille et d’une guerre civile. Quatre jours plus tard, un
contingent de Marines des ETATS-UNIS débarqua
a Santo Domingo pour protéger les intérêts des ETATS-UNIS.
Les forces des ETATS-UNIS prirent positions dans une
prétendue zone internationale, servant de barrière entre la
partie rebelle occupé de la ville et les parties occupées par les
loyalistes de la junte. De son exil de Porto Rico, Bosch accusa les
partis de droite de provoquer l'intervention des Etats-Unis, qui,
dit-il, ont empêché la victoire des rebelles. Il réfuta les
charges avancées par les Etats-Unis du soutien des communistes.
Au début mai, l'OAS décréta un cessez-le-feu et établit une
force militaire panaméricaine pour restaurer la paix. Les forces de l’OAS commencèrent à arriver durant la mi-Mai, et en juin, les Marines des ETATS-UNIS furent retirés du pays; 12 500 marines des Etats-Unis restèrent cependant.
Le gouvernement de Balaguer :
Pendant l'été l'OAS essaya d'arranger un règlement entre
les loyalistes et les rebelles (se faisant appeler
"constitutionalistes" pour indiquer leur désir de reconstituer le
gouvernement constitutionnellement élu de Bosch). À la fin août
les deux factions s’entendirent pour établir un gouvernement temporaire,
et quelques jours plus tard García-Godoy, ancien ministre
des affaires étrangères sous Bosch, assuma la présidence.
Plus tard, Bosch, Balaguer, et Bonnelly annoncèrent leur
candidature pour l'élection présidentielle programmée en juin
1966. Balaguer, un conservateur, gagna ces élections avec
56 % des voix. Sous son administration, bien que pas
tout a fait démocratique, une stabilité relative fut
retrouvée dans le pays. L'économie montra de la force, facilité par les prix élevés du sucre, les investissements étrangers, et
l’augmentation du tourisme, permettra à Balaguer de gagner une
réélection facilement en 1970 et 1974. Le Partido
Revolucionario Dominicano (PRD), mené par Bosch, boycotta les deux
élections, s’imposant des restrictions sur ses activités électorale.
Le PRD gagne la puissance : Au
milieu des années 70 un déclin subit des prix mondiaux du sucre
a compromis l'économie dominicaine, et l'appui de Balaguer
commença à diminuer; dans les élections de 1978 il dut quitter le bureau de la présidence, gagné par le candidat du PRD, Silvestre Antonio Guzmán. Aprés que des militaires des partis de la droite essayèrent de contrecarrer les résultats et de regagner un peu de terrain en l'empêchant de prendre ses fonctions,
Guzmán purgea les forces armées de la plupart des défenseurs de
Balaguer, libéra environ 200 prisonniers politiques du régime
précédent, et soulagea le poids de la censure. L'économie
demeura préoccupante a cause des prix bas du sucre et fut encore
aggravée par deux ouragans en 1979 qui laissa plus de 200.000
personnes sans foyer et causa 1 milliards de dollars de dommages.
Guzmán choisit de ne pas se représenter en 1982.
Il mourut en juillet de la même année, apparemment d'un suicide et peu
de temps après, le sénateur Salvador Jorge Blanco fut élu. Pour sauver le pays de la crise économique galopante, Jorge Blanco se tourna vers le Fonds Monétaire
International (FMI), qui exigea des mesures d'austérité en échange d'un
prêt de trois ans. Ces mesures, y compris les
augmentations de prix de la nourriture et de l'essence, causèrent en 1984 et
1985 des émeutes de protestation dans toute la nation. Balaguer fut réélu président en 1986.
En 1988, Jorge Blanco, pendant son absence, fut découvert
coupable de corruption pendant ses années
à la présidence. En 1990 les élections présidentielles permirent a
Balaguer de dépasser Bosch d'une petite marge. Il fut
réélu en 1994.
( Extrait de www.sjbc.org )
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